
A’oûzou Billâhi minach’chaytânir’radjîme Bismillâhir’Rahmanir’Rahîme

— Qoul : li ibâdiyal’lezîna âmenoû youqîmouç’çalâta wa younfiqoû mim’mâ razaq’nâhoum sir’rane wa alâ niyatane mine qabli an ya’tiya yawmoune lâ bay’oune fîhi wa lâ khilâloune.
— Dis à Mes Serviteurs qui croient en Moi, d’observer la priére et de faire discrétement et publiquement l’aumône sur les biens qu’ils tiennent de Nos Mains (celles de DIEU), avant que ne vienne le jour, où Toute transaction, Toute amitié seront bannies. (sourate 14, verset 31)

— Innanî Anal’Lâhou, lâ ilâha illâ Anâ ; fa’boud-nî wa aqimiç’çalâta li zikrî.
— JE suis DIEU, en Vérité. Il n’y a pas d’autre DIEU que MOI ! Adore-MOI ! Accomplis la priére pour M’avoir présent en ta pensée ! (sourate 20, verset 14)
La Tradition musulmane a institué cinq priéres journaliéres, rituel, fait à des moments déterminés. Ceux-ci sont fixés d’aprés la position du soleil.
On observe ainsi : ■ la priére de l’aurore : “Soubh” (2 Rakas) ■ la priére du milieu du jour (aprés le passage du soleil au méridien) : “Zohr” (4 Rakas) ■ celle du milieu de l’aprés-midi : “Asr” (4 Rakas) ■ la priére du crépuscule : “Magrib” (3 Rakas) ■ et enfin celle du soir : “Ich’cha” (4 Rakas + 3 nâfilas “Safâ et Witr” )
Le croyant musulman peut satisfaire à l’obligation de la priére rituelle n’importe où, à condition que le sol sur lequel il se prosterne soit pur. ALLAH (que Son Nom soit Exalté) dit dans le Saint-Coran :

— Wal’Lâhou dja-ala lakoumoul arda bisâtane.
— DIEU pour vous, étendit la terre en Tapis. (sourate 71, verset 19)
Le Prophéte (PSL) dit dans un hadith :

— Djou-ila liyal ardou koullahâ lî masdjidane wa tahoûrane.
— DIEU a fait de la terre une mosquée pour toute ma communauté. (Rapporté par Bokhâri et Tirmizi)
LES PREMIÈRES CONDITIONS
-o0o-
1°) — L’ISLAM (ou soumission aux décrets de DIEU (Gloire à Lui).
2°) — La majorité : la prière n’est pas obligatoire chez l’enfant mineur, seulement il doit recevoir, à l’âge de 7 ans, l’ordre de faire la prière, à 10 ans y être contraint .
3°) — La raison : la prière n’est pas obligatoire pour le malade mental.
4°) — L’exécution de la prière dans son heure d’élection et non avant
5°) — Que l’appel de l’Apôtre (Sur Lui la Paix et le Salut) soit parvenu à l’individu en question.
QU’EST CE QUI REND VALIDE UNE PRIÈRE ?
a — La purification mineure et majeure du corps. b — La purification du corps, des habits et de l’endroit choisi pour la prière.
c — Cacher sa nudité (Al-Awra). Pour l’homme, il s’agit de la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux. Chez la femme, c’est tout le corps excepté le visage et les deux (2) paumes des deux mains. d — S’orienter vers la Kaaba (Mecque).
e — Abandonner toute parole ou tout acte superflu, désacralisant dans la prière.
LES ACTES OBLIGATOIRES
➤ L’intention dans la prière visée, c’est à dire celle pour laquelle le fidèle a formulé l’intention de s’en acquitter soit une présence dans l’heure de laquelle il se trouve, soit une sorte de réparation ou simplement surrérogatoire qu’il paie. ➤ La position debout pour l’acte de la prière. Le Prophète (Paix Sur Lui) a recommandé de prier debout, si cela est impossible, le faire assis ou couché. La prière de celui qui la fait assis étant donné qu’il peut le faire debout n’est pas agréée. ➤ Le Takbir ou Introduction à la prière qui consiste à dire Allâhou Akbar ( DIEU est Grand ). ➤ La Récitation de la FATIHA. ➤ Le Redressement de la tête après l’inclination (Roukoû). ➤ La Pause après l’inclination (Roukoû) et la prosternation (Soudjoûd). ➤ La Salutation finale qui consiste à dire à droite puis à gauche : que le Salut soit sur vous ( As’Salâmou Aleykoum ). ➤ L’Agencement des différentes pratiques entre elles.
CE QU’IL FAUT EVITER DE FAIRE PENDANT LA PRIERE
➜ Faire acte d’ostentation. ➜ Tout ce qui peut perturber le recueillement. (écouter la radio, jeter des regards furtifs autour de soi etc.) ➜ Porter les mains sur ses hanches. ➜ Se peigner les cheveux, retourner ses habits ou jouer avec ses mains.
LES ACTES PERMIS DURANT LA PRIERE
➮ Le Rajustement du port vestimentaire (Habits). ➮ Toussoter (si on est obligé de le faire) ➮ Empêcher quelqu’un de passer devant vous. ➮ Se faire remplacer si on est l’imam par un des fidèles (en cas d’empêchement : maladie, perte de mémoire etc...) ➮ Si l’imam oublie un verset coranique, le lui rappeler en disant : “Soub’hanallâh” (Gloire à DIEU ). ➮ Bailler en mettant la main sur la bouche. ➮ Ecarter une chose vous menaçant (Serpent venimeux, scorpions, lions etc...) ➮ Se gratter si la démangeaison devient insoutenable, sauf en ce qui concerne les parties intimes (au risque d’annuler la prière). ➮ Faire signe de la main à celui qui vous salue.
LES ACTES QUI ANNULENT LA PRIERE
➡ Manquer d’accomplir un acte important de la prière sans le réparer pendant ou après ladite prière et cela, dans le délai imparti à cet office. ➡ Manger ou boire (sucer un bonbon, mâcher du chewing-gum etc...) ➡ Parler dans la prière, sauf pour la réparation d’une omission (il s’agit du Tasbih “Soub’hanallâh” si l’imam a commis une erreur). ➡ Rire aux éclats annule la prière (mais non le sourire). ➡ Faire des gestes ou dire des paroles qui n’ont rien à voir avec la prière.
COMMENT REPARER UNE PRIERE
➥ Si on ajoute une Raka ou une prosternation (Soudjoûd), on doit se rattraper par deux prosternations (Soudjoûd) après la salutation finale avant de refaire le tachahoud puis terminer avec la salutation finale. ➥ Celui qui omet le Tachahoud de la deuxième Raka et qui se le rappelle en se relevant (lorsque ses deux mains et ses genoux se sont totalement détachés du sol), doit nécessairement faire deux prosternations (Soudjoûd) avant la salutation finale . ➥ Celui qui dit la salutation finale “As’Salâmou Aleykoum” avant la fin de la prière, doit réparer aussitôt. Il parachève la prière et fait deux prosternations après la salutation finale .
L'APPEL A LA PRIERE

Abd-Allah Ibn Omar, rapporte-t-on a dit :
“Au début de leur arrivée à Médine, les Musulmans se réunissaient et s’indiquaient entre eux le moment de la prière sans qu’on les y appelât. Un jour, comme on s’entretenait à ce sujet, un des fidèles dit : Servez-vous d’une cloche pareille à celles des chrétiens. Non, dit un autre, employez une trompette pareille à la corne dont les Juifs font usage. Pourquoi demanda Omar, ne chargerez-vous pas un homme d’entre vous de faire l’appel à la prière ? Là-dessus, l’Envoyé dit à Bilal : Ô ! Bilal, lève-toi et appelle à la prière” .
Voilà l’historique de cet appel à la prière dite “Azâne”.
Selon d’authentiques hadiths rapportés par Ahmad, Abou Dâoûd et autres, un compagnon nommé Abdallah Ibn Zaïdil Ansârî vit en songe un Ange qui lui enseigna l’appel à la prière.
Il en informa l’Envoyé (Paix Sur Lui), le songe s’avèra conforme à sa révélation et depuis ce temps, l’Azâne s’applique dans tous les pays musulmans et se révèle comme un signe de ralliement à la cause de DIEU , à l’intimité avec Lui (Loué Soit-Il). Il indique l’avènement de la prière. C’est une pratique usuelle pour les prières obligatoires, non pour les surrérogatoires.
Elle s’ordonne comme suit :
Pour être Muezzin, il faut :
1°) — Etre Musulman, (l’appel du Kafîr , l’incroyant n’est pas valable).
2°) — Etre de sexe masculin (l’appel de la femme ou de l’hermaphrodite n’est pas valable).
3°) — Etre sain d’esprit (l’appel d’un fou n’est pas valable).
4°) — La validité de l’Azâne (l’appel) devient totale au moment de l’avènement de l’heure de la prière.

Ce Document vous a été offert
GRACIEUSEMENT
par la Société EXCAF Editions. Il ne peut être en aucun cas VENDU
L'APPEL A LA PRIERE (AL AZÂNE)

LE SECOND APPEL À LA PRIÈRE OU L’IQÂMA

Il se prononce au moment où on est prêt à accomplir la prière. Pratique traditionnelle (sounna) comme Azan , il doit être suivi immédiatement par la prière. On dit que Sayyidina Abdallah Ibn Zaïd (DIEU le Bénisse) Compagnon du Prophète a dit que l’Iqâmat est :

Allahou Akbarou llâhou Akbar Ach hadou ane lâ ilâha illa llâh Ach hadou ana Mouhammadar Rasoûlou llâh Hayyalaç’çalâti, Hayyâlal Falâh Qade qâmatiç’çalatou Allâhou Akbarou Allâhou Akbar Lâ ilâha illa llâh
DIEU est Grand (2 fois) J’atteste qu’il n’y a de DIEU que DIEU J’atteste que Mouhammad est le Messager de DIEU Venez à la prière Venez au salut, c’est l’heure de la prière Allahou Akbar (2 fois) Lâ ilâha illa llâh Le sentiment de la présence divine, à tout instant est un excellent soutien pour la conscience. Grâce à la prière, on devient scrupuleux. On acquiert de la force pour résister aux tentations et de la fermeté dans ce que l’on entreprend.
En effet, DIEU dit dans le Saint-Coran :

— At’loû mâ oûhiya ileyka minal Kitâbi wa aqîmiç’çalâta innaç’çalâta tanhâ anil fah’châ-i wal mounkari (...)
— Récites ce qui t’est révélé du Livre. Accomplis strictement la prière, car la prière préserve des turpitudes et des actes blamâbles. (sourate 29, verset 45)
La priére rituelle musulmane telle qu’elle a été fixée par la Tradition, comporte trois attitudes : ✧ La position debout ✧ L’inclination ✧ La prosternation Elle doit être faite consciencieusement. A ce propos, DIEU dit dans le Saint-Coran :

— Faway’loul lil mouçal’lîna (4) Al’lezîna houme ane çalâtihime sâhoûna (5) Al’lezînahoume yourâ’oûna (6)
— Malheur à ceux qui, pratiquant la prière (4) Négligent par distraction, l’heure de l’office (5) Qui la font par ostentation (6) (sourate 107, versets 4 à 6)
LE TACHAHOUDE
Dans le recueillement qui suit la deuxième prosternation ou premiére pause, on doit réciter des formules d’attestation et de salutation consacrées par la tradition.
Aprés la premiére pause, le Tachahoude est relativement court et s’exprime ainsi :

— At’tahiyâtou Lillâh, az’zakiyâtou Lillâhi, at’tayyibâtouç’çalawâtou Lillâhi. As’salâmou aleyka ay’youhan-Nabîy’you, wa Rahmatoul’Lâhi wa Barakâtouhou. As’salâmou aleynâ wa alâ ibâdil’Lâhiç-çâlihîna. Ach’hadou ane lâ ilâha illal’Lâh, wah’dehou lâ charîka Lah, wa ach’hadou anna Mouhammadane Abdouhou wa Rasoûlouh.
— A DIEU s’adressent les Salutations, à DIEU sont destinées les oeuvres pies, à DIEU sont exprimées les paroles agréables et les priéres. Que la Paix soit avec toi Ô Prophéte, ainsi que la Miséricorde d’ALLAH et Ses Bénédictions. Que la paix soit avec nous ainsi qu’avec les vertueux serviteurs de DIEU. Je Témoigne qu’il n’y a d’autre divinité que DIEU, Unique et sans associé ; j’atteste que Mouhammad est Son Serviteur et Son Messager.
Aprés la derniére prosternation ou phase finale de la priére, le Tachahoude s’exprime par la formule ci- dessus, complétée par la formule d’Attestation et de Salutation suivante, récitée comme la premiére à voix basse, l’index de la main droite légèrement soulevé en signe de Témoignage :

— Wa ach’hadou annal’lezî djâ-a bihi Mouhammadoune Haqq, wa annal Djanna haqq, wa annan’Nâra haqq, wa annas’sâ-a-âtiyatoune lâ rayba fîhâ, wa annal’Lâha yab’asou mane fîl qouboûri.
— J’atteste que ce que Mouhammad a apporté est vrai, que le Paradis est vrai, que l’Heure Ultime viendra indubitablement, que DIEU ressuscitera ceux qui sont dans les tombes.
(Vous pouvez vous arrêter ici ou continuer avec la “salâtou Ibrâhîma” )

— Allâhoumma çalli alâ Mouhammadine wa alâ âli Mouhammadine, kamâ çal’leyta alâ Ibrâhîma wa alâ âli Ibrâhîma. Wa Bârik alâ Mouhammadine wa alâ âli Mouhammadine, kamâ Bârakta alâ Ibrâhîma wa alâ âli Ibrâhîma, fîl âlamîne, inneka Hamîdoune Madjîde.
— Ô Seigneur, accorde Ton Salut à Mouhammad ainsi qu’à la Famille de Mouhammad, comme Tu l’a accordé à Abraham ainsi qu’à la Famille d’Abraham. Et répand, Ô Seigneur, Tes Bénédictions sur Mouhammad ainsi que sur la Famille de Mouhammad comme Tu as répandu Tes Bénédictions sur Abraham ainsi que sur la Famille d’Abraham, dans les mondes, Tu es le Digne de Louange, le Très Glorieux.
LE RECUEILLEMENT MATINAL : AL-QOUNOÛT
Le Qounoût est une priére dite à voix basse lors de la seconde rakâ de Fadjr, aprés la récitation de la Fâtiha et d’une sourate.

— Allâhoumma innâ nasta hînouka wa nastagh’-firouka, wa nou’minou bika, wa natawak’kalou Aleyka, wa nousnî Aleyka, wa nat’roukou mane yak’fourouka. Allâhoumma Iy’yâka na’boudou wa laka nouçal’lî wa nasdjoudou, wa Ileyka nas’an, wa nah’fidou nardjoû Rahmataka wa nakhâfou azâbakal djid’da, inna azâbaka bîl kâfirîna moul’hiqoune.
— Ô Seigneur, nous implorons Ton Assistance et Ton Pardon, nous croyons en Toi et en Toi nous plaçons notre confiance, nous Te louons et nous nous écartons de quiconque se révolte contre Toi. Ô Seigneur, c’est Toi que nous adorons et c’est à Toi que nous adressons nos priéres, devant Toi nous nous prosternons, vers Toi s’orientent notre cheminement et nos élans ; nous espérons en Ta Miséricorde et craignons Ton Châtiment. Ton Châtiment s’abattra, en vérité, sur les impies.
LA PRIERE DU VENDREDI
Elle est d’institution divine. En effet, ALLAH (LSI) dit dans le Saint-Coran :

— Yâ ay’youhal’lezîna âmanoû izâ noûdiç’çalâti mine yawmil djoumou’ati fâ’as-hawi ilâ zikril’Lâhi wazaroûl bayha zâlikoum khayroul’lakoume ine kountoume ta’lamoûna.
— Ô vous qui croyez ! Lorsqu’on appelle à la prière du vendredi, hâtez-vous d’y aller pour invoquer DIEU. Cessez toute activité ; c’est dans votre intérêt, si vous saviez. (sourate 62, verset 9)
La prière du vendredi a été recommandée aux musulmans pour leur permettre de se réunir au moins une fois par semaine, afin de discuter des affaires de la religion, et de la vie politique de la cité.
L’Imâm doit faire un discours traitant des sujets religieux et donner des explications de certains hadiths ou de certains faits d’actualité.
Après avoir pris son bain et fait ses ablutions, il est recommandé au croyant de s’habiller proprement et de se diriger vers la Mosquée.
LA PRIERE DES DEUX FETES CANONIQUES (ÇALÂTOUL ÎDEYNI)

C’est une prière obligatoire traditionnelle qui doit être accomplie à l’aurore. Elle n’est précédée d’aucun appel ( Azâne ).
Elle comporte deux rakâs où la FÂTIHA est récitée à haute voix avec quelques sourates particulièrement recommandées :
✧ sourate 87 (première rakâ) ✧ sourate 91 (deuxième rakâ)
Au cours de la première rakâ , l’Imâm dit 7 fois le takbîr ( Allâhou Akbar ), avant la récitation coranique, y compris le takbir du commencement de la prière.
Il fait précéder la seconde rakâ de 5 takbîr , non compris celui qu’il doit dire en se relevant.
Après la seconde rakâ, il prononce le tachahoud et le salut final comme pour les prières ordinaires.
Il monte ensuite en chaire pour faire un prône, avant et au milieu duquel, il marque une pause en s’asseyant, comme pour la prière du vendredi.

Le fidèle qui effectue un long voyage peut écourter les prières canoniques, excepté le maghrîb ( timis ou crépuscule), et les ramener à 2 rakâs chacune au lieu de 4 . Cette facilité est prévue pour celui qui voyage à pied ou sur monture.
Elle ne paraît valable de nos jours, car les moyens de transport et les conditions de vie ont totalement changés.

En cas de péril, la prière est également écourtée et ramenée de 4 à 2 rakâs sauf celle du maghrîb (timis ou crépuscule).

Elles invitent lorsqu’elles (éclipse de lune et éclipse du soleil) se produisent à des prières de louanges et de glorifications à DIEU .
a ) - la prière du kousoûf ou éclipse de lune : Elle est recommandée et est identique aux prières surérogatoires. Elle est dite lorsque la lune disparaît entièrement ou en partie et consiste en 2 rakâs avec récitation à haute voix . Elle n’est pas précédée d’appel ni assortie d’un prône.
b ) - la prière du khousoûf ou éclipse du soleil :
Lorsqu’elle se produit, les fidèles doivent se rendre à la mosquée où l’Imâm commence, dès leur arrivée, l’office qui débute par la récitation du takbîr.
Il récite à voix basse l’une des 12 premières sourates du CORAN , et s’incline. L’inclination dure, en principe, autant que la durée de la récitation de la sourate. Puis l’Imâm se relève en prononçant à haute voix : “Sami’Allâhou liman hamidahou” (Que DIEU entende celui qui le loue) et l’assistance prononce : ”Rabbanâ walakal’hamd” (Ô Seigneur, à Toi la louange). Ensuite l’Imâm récite une sourate moins longue que la première, suivie d’une inclination d’une durée égale à celle de la récitation. Il se redresse ensuite, répéte la formule précédente et se prosterne 2 fois.
Il se relève à nouveau, récite une sourate toujours moins longue, fait une inclination d’une durée analogue à celle de la récitation qu’il vient de faire, relève la tête, prononce la formule sus-indiquée, fait une récitation moins longue suivie d’une inclination moins longue également, se redresse, et se prosterne 2 fois et dit le tachahoud et le salut final.
Elle n’est pas non plus précédée d’un appel et ne comporte aucun prône.

Lorsqu’un musulman décéde, il faut procéder, avant son enterrement et la prière mortuaire, au lavage de sa dépouille, sauf pour les individus suivants :
— l’enfant mort-né
— le martyr
Le Prophète (PSL) dit dans un hadith :

— Li yah’sila mawtâkoum al ma’moûnoûna.
— Que celui qui lave nos morts soit pieux et intégre. (Rapporté par Ahmed)

— Lâ tah’siloûhoum fa inna koulla djour’hine aw koulla damine yafoûhou miskane yawmal Qiyâmati.
— résurrection, les blessures de leurs corps exhaleront du musc. (Rapporté par Bokhâri) COMMENT PROCEDER AU LAVAGE DU MORT ?
Si on procéde au lavage du défunt en déversant de l’eau sur lui comme pour un bain, nous pouvons admettre que le lavage de sa dépouille a été faite mais cette pratique n’est pas recommandée. Ainsi, pour procéder au lavage du défunt, il faudra agir de cette sorte :
— le défunt devra être placé sur un endroit élevé (monticule, table, etc...)
— le laveur doit être intégre et discret
PRATIQUE
• Le laveur exercera d’abord une pression (avec les paumes) sur le ventre du défunt afin d’évacuer les résidus intestinaux.
• Ensuite après avoir enroulé le chiffon propre sur sa main ou après avoir mis des gants, il formulera l’intention de procéder au lavage du défunt.
• Il lave les parties génitaux du défunt ainsi que les endroits susceptibles de secréter quelque mucosité. Ensuite de son chiffon ou de ses gants pour faire faire au défunt ses ablutions.
• Il lui lave ensuite tout le corps, de la tête aux pieds trois fois (3) et si trois lavages ne suffisent pas, il le portera à cinq (5) à l’eau claire...
• Au troisième ou cinquième lavage, il joindra à l’eau du savon ou des parfums.
• S’il s’agit d’une femme (morte) il faudra lui dénouer les tresses (si elle en a) avant de procéder au lavage. Après le lavage, il est recommandé de lui nouer les cheveux. C’est une pratique que le Prophète Mouhammad (PSL) avait recommandé pour sa fille.
• S’il n’y a pas d’eau pour laver le mort, alors il (le laveur) lui fera faire le tayamoune en lieu et place du lavage.
- Il est permis au mari de procéder au lavage de la dépouille de sa femme et vice versa. En effet, le Prophète (PSL) a dit à sa femme Aïcha (RA) : “Si tu décédes avant moi, je procéderai moi-même au lavage de ta dépouille” . Alioune Abi Taleb (RA) avait lui-même lavé le corps de sa défunte Fatima (RA) , fille du Prophète (PSL).

(çalâtoul-djanâza)

— Koullou nafsine zâ-ikhatoul mawti (...)
— Toute âme passera par la mort (...) (sourate 3, verset 185)
Lorsqu’un fidèle agonise, il est recommandé de l’orienter vers la qibla, de lui lever l’index et de lui faire dire la profession de foi. La femme qui a ses menstrues et les hommes en état d’impureté corporelle ne doivent pas l’approcher, sauf en cas de force majeure. Il est bon qu’au moment où il rend le dernier soupir, on lise près de lui la sourate Yâ-Sîne (sourate 36) . Les prières sur les dépouilles mortelles comportent une glorification de DIEU ( takbîr ), près de la civière et une invocation ( dou’a ) en faveur du mort. L’Imâm ou le fidèle chargé de cette prière se place au niveau du milieu du corps d’un homme décédé, à la hauteur des épaules pour une femme. Il lève les mains en disant : “Allâhou Akbar” à haute voix à 4 reprises , séparées par une pause consacrée à des formules invocatives dites à voix basse. La quatrième est marquée d’un salut final prononcé à voix basse par l’officiant et l’assistance.
On ne prie pas sur les dépouilles mortelles des martyrs . S’il y a plusieurs morts à enterrer en même temps, on adresse à DIEU une seule prière. En cas de mutilation, on prie sur la majeure partie du corps qui subsiste. Si le défunt est un enfant en bas âge, sa toilette mortuaire peut être assurée par une femme. Il n’y a pas lieu de laver, ni de prier sur le nouveau-né décédé sans avoir vagi. On peut procéder également à la prière mortuaire d’un fidèle disparu en mer, ou dont la dépouille est non identifiée ou absente.

(çalâtout-tasbih)
Cette prière dont la pratique a été recommandée par le Prophète Mouhammad (PSL) s’établit en 4 rakâs , à toute heure du jour et de la nuit (sauf entre Açr ou takousan et maghrîb ou timis ), avec une salutation finale lorsqu’elle a lieu le jour et deux salutations finales dans le cas où elle est établie la nuit.
Le fidèle récite dans chaque rakâ :

✻ Wal Hamdou Lillâhi

le Tout 75 fois, réparti comme suit :
— 15 fois après la récitation de la FÂTIHA et d’une sourate de son choix
— 15 fois pendant l’inclination (roukoû)
— 15 fois après s’être relevé de l’inclination
— 10 fois pendant la première prosternation (soudjoûd)
— 10 fois après s’être relevé de la première prosternation
— 10 fois pendant la deuxième prosternation
Et on se relève pour une autre rakâ.
Nous rappelons que si cette prière est faite de nuit, elle comporte deux salutations finales (après chaque 2 rakâs). Si elle est faite de jour, il n’y a qu’une salutation finale (tachahoud après la deuxième rakâ).
Parlant du mérite de cette prière, le Prophète Mouhammad (PSL) déclara à son oncle Al’Abbas Ibn’ Abdel Mottalib :
“Si tu établis cette prière, DIEU absout tous tes péchés : du premier au dernier, les anciens et les nouveaux, les volontaires et les involontaires, les secrets et les publics.”

Ce document vous a été offert par la Société EXCAF Editions. Il ne peut en aucun cas être VENDU

COMMENT FAIRE LA PRIÈRE

COMMENT FAIRE LA PRIÈRE (ÉTAPES 5 À 7)

COMMENT FAIRE LA PRIÈRE (ÉTAPES 8 À 11)

SALUTATIONS FINALES DE LA PRIÈRE
